Tous les amateurs de bouledogues vous diront que ce n'est pas un chien ; c'est un mélange de chien, certes, mais aussi d'humain, de chat, et même de gremlin !
« J'ai quatre chiens et un bouledogue ! » Colette
Outre son apparence caractéristique, son caractère fait partie de son charme inimitable. Sa plus grande qualité est l'attachement qu'il voue à son maître, mais il exige plus une présence que de longues caresses ou des jeux infinis.
Évidemment, cet amour exclusif peut le rendre jaloux et possessif, et il appartient au maître de rester le chef afin de ne pas devenir esclave de ses lubies. Une bonne éducation dès le plus jeune âge est donc primordiale ; il faut se montrer ferme sans excès et user d'un gant de velours dans une main de fer.
La punition doit être immédiate, jamais différée et, bien sûr, équitable et mesurée. Les ordres doivent être brefs. Un simple haussement de ton suivi d'un « non » très ferme suffit le plus souvent à obtenir l'obéissance. Si le bouledogue continue à vous défier, il suffit de le prendre par la peau du cou et de le secouer très légèrement.
Le bouledogue aime particulièrement les enfants et il partage leurs jeux avec beaucoup d'enthousiasme, ce qui oblige parfois à le freiner afin qu'il ne s'excite pas et atteigne l'épuisement. Il sait, néanmoins, se montrer tendre avec les très jeunes enfants et parfois même très protecteur.
De la même façon, il convient également aux personnes âgées, car il sait aussi se montrer calme et faire des siestes dans les canapés.
Sa musculature puissante rappelle que c'est aussi un chien qui a un grand besoin d'exercice, et la petite promenade pipi de cinq minutes est très nettement insuffisante pour son épanouissement physique, même s'il s'agit d'un chien qui n'a pas besoin de grands espaces comme certaines autres races. La marche est nettement préférable au jogging, qui est proscrit pour le bouledogue.
Soulignons enfin que, s'il adore l'être humain et lui voue une fidélité indéfectible, il est en revanche beaucoup moins sociable avec ses congénères. La cohabitation de plusieurs femelles, seules ou avec un mâle, sous réserve que s'établisse une hiérarchie, est parfaitement envisageable, alors que la cohabitation de deux mâles adultes est génératrice de bagarres et s'avère dangereuse au moment de la puberté du second chien introduit, s'il s'agit d'un chiot.
L'ardeur combative du bouledogue doit toujours être réprimée, et les TAN, organisés par le club, vérifient la sociabilité du chien, qui, soulignons-le en passant, est souvent très amical avec les chats.
©O.B.